Quiberon: Massacre à la bétonneuse

Nul ne peut être contre le progrès et nul ne saurait condamner la nécessaire évolution des villes pour s’adapter au confort. L’architecture moderne n’est pas synonyme de laideur et les tours ne sont pas nécessairement synonymes de sacrilège. Mais il y a des limites à tout. Ces limites s’appellent esthétique, patrimoine, respect de l’environnement.

Depuis son  arrivée, en 2014, la municipalité se livre à un bétonnage intensif de la ville de Quiberon. Constructions à un rythme effréné et au gré des opportunités foncières sont les  marqueurs de la politique municipale de l’habitat, e l’aménagement et de l’urbanisme.

Les choix du maire et de sa majorité sont lourds de conséquence :

  • de très nombreux projets immobiliers sans maitriser une telle croissance et l’accompagner en matière d’urbanisme, de réseaux ( assainissement …);
  • un rythme d’aménagement inadéquat au regard de la situation des finances de la ville. La suppression de la taxe d’habitation par le gouvernement Macron va grandement atténuer l’apport fiscal, toutefois amorti par les propriétaires de résidences secondaires ( cependant très fortement décriés par certains) ;
  • une stratégie urbaine au service de la promotion immobilière.

Qui décide ? un vrai problème de démocratie,

La densification urbaine est un véritable enjeu du développement durable. Les défis écologiques, le non étalement urbain sur les terres agricoles, liés au besoin de logement sont autant de paramètres pour aménager le territoire.

En direct : Quand Quiberon détruit son patrimoine ! 

 

Bruno Lemaire à Quiberon


Alors que le gouvernement se prépare à un remaniement ce week-end ou en début de semaine prochaine, le ministre de l’économie Bruno Le Maire se ballade  à Quiberon ce vendredi matin.

Bruno Le Maire était en déplacement ce vendredi matin à Quiberon, pour défendre son projet de loi PACTE pour les entreprises. Le ministre de l’Économie a annoncé vouloir débloquer des aides exceptionnelles pour les commerces touchés par l’explosion au gaz du 9 juillet dernier.

Après un jogging matinal sur la plage, le ministre de l’Économie est arrivé peu après 9 h dans le centre-ville de Quiberon, où les stigmates de l’explosion au gaz de la Brûlerie de la Presqu’île sont encore bien visibles. Bruno Le Maire a passé la nuit au Sofitel de Quiberon, après être arrivé par le train jeudi soir en gare d’Auray.

Dans la boucherie de Stéphane Le Mave, qui a pu rouvrir ses portes la semaine dernière, il a demandé aux assureurs de « faire le nécessaire pour débloquer des acomptes le plus rapidement possible ». Il a indiqué aussi « regarder avec le ministre de la cohésion des territoires quels moyens l’État pouvait débloquer pour soutenir la commune ».

Bruno Le Maire a claqué la bise à une cliente pressée mais finalement ravie de rencontrer un ministre chez son boucher favori . Tout en dégustant une bonne tranche de jambon blanc

« J’adore le jambon, je nourris mes enfants avec du jambon et des pâtes ».

Il a vanté les mérites de son projet de loi Pacte, adopté la semaine dernière en première lecture à l’Assemblée nationale.

« La Bretagne est une grande terre d’entrepreneurs et cette loi va leur permettre de grandir et de mieux rémunérer leurs salariés ».

« Mon souhait est de rester à l’Économie »

Le ministre de l’économie a ensuite visité les locaux de l’entreprise de confiserie La Maison d’Armorine, connue notamment pour ses Niniches, avant de repartir vers Paris.

Enfin sur le remaniement et l’arrivée de nouveaux ministres de droite ou de gauche, Bruno Le Maire a botté en touche : « Mon souhait est de rester au ministère de l’économie et des finances pour continuer d’accompagner la transformation du pays ».