De Quiberon à Belle-Île, escale de charme en Bretagne Sud

Plages, falaises et ports typiques : Belle-Île, la plus grande des îles bretonnes, porte bien son nom. Face à elle, la presqu’île de Quiberon et sa côte sauvage offrent un spectacle saisissant. Voyage iodé dans l’extrême sud du Morbihan.

La spectaculaire Pointe des Poulains, au nord-ouest de

Belle-Île-en-mer.

Bretonne pur beurre, Belle-Île-en-mer est un monde en soi. N’apparaissant d’abord que comme un trait posé sur l’horizon, elle dévoile sa magnificence au fur et à mesure qu’on s’en approche. Adulé par tous ceux qui y posent le pied, ce plateau rocheux long de 17km est un kaléidoscope de plaisirs marins et terrestres.

Lui faisant face, la fameuse presqu’île de Quiberon n’est pas en reste question paysages spectaculaires, ravissants hameaux et délices balnéaires. Sa baie est tout simplement l’une des plus belles du monde.

Belle-Île, de falaises ciselées en criques étroites

 

Port Le Palais

Plages, vallons et criques : Belle-Île se prête aisément à une

visite à vélo.

Les fées se sont généreusement penchées sur le berceau de ce royaume insulaire de Bretagne, le plus vaste de France. Ne consacrer qu’une journée à une île qui porte si bien son nom relèverait du sacrilège : ses discrets bourgs de Locmaria et Bangor, sa campagne vallonnée, ses plages et rias si photogéniques, ses falaises ciselées et sa lande s’admirent de préférence à vélo, en oubliant de regarder sa montre.

Au trépidant port du Palais, dominé par l’imposante citadelle Vauban, on préférera découvrir la côte nord en débarquant à Sauzon, archétype poétique du port breton, avec son petit phare sur le quai, ses maisons crépies, et le gracieux ballet des bateaux de pêche qui ramènent étrilles et crevettes à chaque marée. Tout près, la sauvage Pointe des Poulains délivre un panorama grandiose, des abrupts vertigineux sur lesquels se fracassent des vagues wagnériennes. Le souvenir de Sarah Bernhardt plane encore sur ces hauteurs où la comédienne avait acquis un fortin militaire désaffecté.

En suivant le sentier côtier, on découvre les divines criques de Stêr-Vraz et Stêr-Wen, dont rêve tout plaisancier ; et voici la côte sauvage, parmi les plus grandioses sites naturels de Bretagne. Bordé de bruyères et d’ajoncs rongés par les embruns, le sentier contourne les hameaux et les anses, jusqu’à la réserve ornithologique de Koh-Kastell, territoire des goélands bruns, cormorans huppés et autres fulmars boréals.

 

Le phare du port de Sauzon, au nord de l’île.

 Les dunes de sable de Port-Donnant dessinent un paysage mouvant, protégé par le Conservatoire du littoral ; la plage éponyme est l’une des plus courues de l’île, avec celle des Grands Sables. On achève d’en prendre plein les yeux avec les Aiguilles de Port-Coton, rochers aux formes surnaturelles qui inspirèrent de nombreuses toiles à Claude Monet : au coucher du soleil, le spectacle est éblouissant.

Au sud, Port-Goulphar, un fjord étroit s’enfonçant profondément dans la falaise, le grand phare – dont les feux portent à 50km -, et la pointe du Skeulpermettent de prendre toute la mesure de ce fantastique tableau îlien.

  • Notre conseil

Faire le tour de Belle-Île en 4 jours : 85 km de randonnée magique sur le sentier côtier GR34, avec des étapes de 18 à 28 km par jour. Renseignez-vous auprès de l’office du tourisme pour faire appel à un guide, connaître les hébergements labellisés et organiser le transfert de vos bagages : www.belle-ile.com, tél. : 02 97 31 81 93.

Aller à Belle-Île-en-mer

Selon les saisons, vous pouvez partir de Quiberon (www.compagnie-oceane.fr, seule liaison assurée toute l’année, traversée 45mn, aller simple adulte 14€/enfant 7€), de Vannes ou de Port-Navalo (www.compagnie-du-golfe.fr et www.navix.fr, traversée en une ou deux heures, aller simple adulte 23€/enfant 16-18€).

La presqu’île de Quiberon, dunes et sport

La plage de Plouharnel, réputée chez les surfeurs, s’étend sur 10 km.

Cette surprenante flèche de terre sablonneuse de 14 km, haut-lieu du tourisme breton et des activités nautiques, possède elle aussi sa Côte Sauvage ! Mais avant d’atteindre ces falaises fouettées par les vents et la toute-puissance de l’océan – qu’on goûte le mieux en hiver quand la tempête fait bouillonner l’écume aux pieds du château Turpault -, c’est une route pleine de surprises, qui attend le visiteur. Point d’entrée de la presqu’île, Plouharnel est appréciée des surfeurs pour ses spots renommés.

Tout commence par l’étroit isthme de Penthièvre, littéralement escorté par les flots, dont la plage des Sables-Blancs attire de nombreux kitesurfeurs et amateurs de char à voile, tandis qu’à l’ouest, la plage de Penthièvre est le repaire des véliplanchistes et des surfeurs. Le sympathique petit port de Portivy (d’où l’on voit l’île de Groix) marque le début des 8 km du saisissant décor minéral de la Côte Sauvage, où alternent dunes, criques et promontoires abrupts, percés de grottes et d’arches de pierre accessibles seulement à marée basse. La baignade est d’ailleurs interdite de ce côté de la presqu’île, les courants et les lames de fond étant réputés dangereux.

Une promenade du côté de la pointe du Percho, des anses de Port BlancPort Bara ou du Trou du Souffleur, laisse un souvenir impérissable : les vagues distillent une brume vivifiante, qui rend euphorique. C’est totalement serein qu’on rejoint Saint-Pierre-Quiberon, sur la côte est, où l’on trouve des plages abritées : les familles apprécient particulièrement celles de Kéraude et du port d’Orange, au cachet certain.

La Côte sauvage de Quiberon, où alternent dunes, criques et promontoires abrupts.

En bout de course, Quiberon, à l’urbanisation quelque peu disparate, concentre l’activité touristique de la presqu’île, avec son lot d’embouteillages et d’agitation… Mais hors saison, on a la Grande Plage de Port-Maria pour soi. En remontant un peu vers le nord, le port de plaisance de Port-Haliguen clôt ce périple exaltant autour de ce morceau de terre cerné d’eau… Aussi beau qu’une île.

  • Notre conseil

L’ambiance authentique du Bar de la Marine, à Port Maria, port d’embarquement pour Belle-Île, Houat et Hoedic. Créé en 1915, il est l’un des derniers établissements typiques de la presqu’île, et le rendez-vous des pêcheurs.

Bar de la Marine , 20, quai de l’Océan, 56170 Quiberon. Tél. : 02 97 50 09 81.

Carnet d’adresses

OÙ DORMIR ET SE RESTAURER ?

L’Hôtel du Phare (Belle-Île)

Établissement mythique du port de Sauzon, construit en 1880 et rénové de fond en comble en 2019. Les chambres ont été transformées en studios et appartements à louer à la semaine : avec sa façade d’époque et ses pièces design, c’est le nouveau hotspot à ne pas manquer ! Le restaurant, dessiné par Jean-Michel Wilmotte, est dirigé par le chef bellilois étoilé Laurent Clément, qui travaille avec bonheur les produits de la mer, et met en avant les producteurs de l’île.

Hôtel du Phare, tél. : 02 97 31 60 36, quai Guerveur à Sauzon, Belle-Île. Location saisonnière agence Allain 02 97 31 37 27, studio 430-590€/semaine, appartement 750-822€/semaine.

Le Roz Avel (Belle-Île)

La bonne table des initiés à Belle-Île, dans une grande bâtisse couleur Terre-De-Sienne, pour se régaler d’un turbot en écaille de pomme de terre, d’un Saint-Pierre nappé d’une sauce fruit de la passion, de langoustines au ris de veau ou de l’incontournable agneau de Belle-Île. L’accueil est charmant, le dressage raffiné, le service irréprochable.

Le Roz Avel, tél. : 02 97 31 61 48, rue Lieutenant-Riou à Sauzon.

Le Petit Hôtel du Grand Large (Quiberon)

Sur la presqu’île de Quiberon, Hervé Bourdon (une étoile au Michelin) cuisine la mer en fonction des arrivages des pêcheurs. Accompagnés d’herbes sauvages, d’algues, de fleurs et de légumes du potager de la maison, poissons et fruits de mer sont remarquables de qualité et de fraîcheur. Les vins bios et l’accueil joyeux de sa femme Catherine parfont ce délicieux moment. On peut aussi y dormir, avec vue sur le petit port.

Le Petit Hôtel du Grand Large. Tél. : 02 97 30 91 61. 11 quai Saint-Ivy à Saint-Pierre-Quiberon, chambre double 98-138€ selon saison).

OÙ BOIRE UN VERRE ?

La terrasse les pieds dans l’eau des Voiles. Facebook / Les Voiles baie de Quiberon

Les Voiles (Quiberon)

À l’entrée de la presqu’île de Quiberon, une ancienne auberge en pierre de taille transformée en un bar-restaurant les pieds dans l’eau, dans un emplacement exceptionnel. La terrasse en bois ombragée par des voiles de bateau est parfaite pour un verre accompagné d’huîtres.

Les Voiles, route de Quiberon, lieu-dit le Bégo à Plouharnel. Tél.: 02 97 14 29 92.

OÙ SE DÉTENDRE ?

Dominant la baie de Goulphar à Belle-Île-en-mer, le Castel Clara & Spa, repris il y a un an par une nouvelle équipe, est un incontournable de la thalassothérapie bretonne. Le nombre de curistes y est limité, et on y pratique l’hypnose, la méditation ou encore le Qi gong.

Castel Clara & Spa. Port Goulphar, 56360 Bangor. Tél.: 02 97 31 84 21.

Au Sofitel Quiberon Thalassa Sea & Spa, face à l’océan, on opte pour le modelage signature « Absolue de Genêt », aux galets chauds et à l’huile de beauté Kos s’inspirant de cette plante emblématique du littoral breton.

Sofitel Quiberon Thalassa Sea & Spa. Boulevard Louison-Bobet, 56170 Quiberon. Tél. : 02 97 50 20 00.

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s